Tour de France 2020

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Les nouvelles dates du Tour de France sont connues !

La grande boucle aura lieu du 29 août au 20 septembre prochain, et, traversera Riom au cours de la 13ème étape reliant Chatel-Guyon au Puy Mary le vendredi 11 septembre.

Le Tour de France, un événement mondial majeur !

Crée en 1903, le Tour de France est aujourd'hui l'une des manifestations les plus importantes de la planète, en témoigne ces quelques chiffres :

  • 3ème événement sportif le plus suivi dans le monde
  • Une organisation regroupant 4 500 personnes
  • 22 équipes soit 176 coureurs et 450 accompagnateurs
  • 3.7 millions de téléspectateurs en moyenne en France
  • 1 800 journalistes de 45 nationalités accrédités
  • Peloton de 450 gendarmes détachés de façon permanente sur le Tour
  • 160 véhicules festifs, 600 personnes, 11km de cortège pour la caravane publicitaire 
  • 15 millions de goodies distribués
  • 10 à 12 millions de spectateurs sur le bord des routes

Présentation du parcours du Tour de France 2020 : 

La course débutera à Nice le 29 août et se terminera à Paris le 20 septembre.

L'Auvergne aura droit à sa double dose de cyclisme puisque le lendemain de la 13ème étape, Clermont-Fd sera ville départ de la 14ème étape qui verra Lyon désigner le vainqueur.

Présentation de la 13ème étape du 11 septembre 2020 :

  • Départ : Chatel-Guyon 
  • Arrivée : Puy Mary
  • Distance : 191 km
  • Nombre de cols : 7
  • Dénivelé cumulé : 4 400 mètres

Cette étape est une des plus dures du tracé 2020. Elle est une représentation parfaite de ce qu'est l'Auvergne. Une terre propice à la pratique du sport et du cyclisme où l'on trouve du plat avec la plaine de la Limagne notamment, de la petite bosse et des cols de première catégorie (le Puy Mary, le Puy de Dôme qui a vu Anquetil et Poulidor se livrait un duel au sommet en 1964...).

Opération #jedessinemontour

Riom Limagne et Volcans, en partenariat avec l'organisateur du Tour ASO, organise un concours de dessin " je dessine mon tour à RLV".

Ouvert à tous, sur les réseaux sociaux avec le hashtag « #Jedessinemontour », ce concours a pour ambition de mobiliser les enfants et adultes autour du thème du vélo sur le territoire et dans nos communes.

Si les conditions le permettent, une exposition de toutes ces œuvres sera organisée en marge du Tour du France et elles pourront être relayées par ASO donc avec une audience internationale !

Revue de presse :

 

Le Tour de France en anecdotes

En attendant la course, nous allons diffuser sur plusieurs semaines une série de 10 petites histoires qui font du Tour de France, une course à part. Vous pourrez retrouver toutes ces anecdotes sur le site www.letour.fr.

1910 : Alphonse Steinès, le grand bluff (1/10)

Lors des années de bascule de décennie, le Tour de France a quelquefois connu des changements organisationnels, vécu en coulisses des événements dont la portée s’est révélée décisive… ou est restée anecdotique. Le voyage dans le temps proposé par letour.fr débute en 1910, dans les pas du journaliste-organisateur Alphonse Steinès, parti en reconnaissance avant d’envoyer pour la première fois les coureurs en haute montagne, dans les Pyrénées. Le premier vainqueur du Tourmalet, c’est lui !

Il y a 110 ans, les organisateurs du Tour de France cherchaient déjà des innovations susceptibles de pimenter la course, en s’attaquant aux règlements ou en dénichant des routes exigeantes. Dans les bureaux du journal L’Auto, le plus audacieux et créatif de ces inventeurs s’appelait Alphonse Steinès, homme à tout faire du patron Henri Desgrange. C’est lui qui eut l’idée d’emmener les coureurs se départager sur les routes les plus haut-perchées des Pyrénées, alors que le Tour ne s’était alors pas élevé au-delà des 1326 m du col de Porte et de quelques excursions au col Bayard (1264 m), au Ballon d’Alsace (1178 m) ou au col de la République (1161 m). En 1910, il s’agit quasiment de doubler la mise, sur les étapes programmées entre Perpignan et Luchon et surtout entre Luchon et Bayonne. Avec les mêmes réticences qu’il avait exprimées en accueillant quelques années plus tôt la proposition de Géo Lefèvre de créer le Tour de France, Desgrange renvoie Steinès à ses délires et l’invite à aller constater par lui-même. Monter au Tourmalet ne serait que pure folie, la route est d’ailleurs impraticable.

Plutôt du genre entêté et jamais rebuté par l’idée d’un voyage, Steinès prend au mot Desgrange et file au volant de sa fidèle Dietrich, direction les Pyrénées. Nous sommes alors dans les tout derniers jours de juin, mais l’hiver a été extrêmement long et rigoureux dans la région : il neigeait encore il y a deux semaines dans les hauteurs. Tourmalet signifie « Mauvais détour » et c’est pour le moins ce que vérifie notre envoyé très spécial sur ce chemin où dit-on, seuls rôdent quelques ours et parfois des bergers aventureux. La reconnaissance tourne vite à l’expédition et même au cauchemar après avoir quitté Sainte-Marie-de-Campan. Steinès doit abandonner sa voiture et met plusieurs heures à rejoindre Barèges, de l’autre côté du massif. Il profite de sa halte pour télégraphier un message rassurant à Desgrange : « Passé Tourmalet… stop… Parfaitement praticable… stop. »

« Il est utile que l’on sache que le passage des cols, remis en état, ne sera pas un jeu d’enfant. Ce sera la performance la plus énorme que jamais coureur aura fournie »

C’est du bluff. En réalité les intuitions du boss étaient bien fondées. Steinès en formule l’aveu par écrit dans la narration de son ascension qu’il qualifie lui-même d’odyssée dans les colonnes de L’Auto du 1er juillet : « Vivrais-je 100 ans que toujours je me rappellerais les péripéties de cette lutte contre la montagne, la neige, la glace, les nuages, les ravins, contre la faim, la soif, contre tout en un mot. Tel qu’il est actuellement, c’est folie de vouloir tenter le passage du col. J’ai failli payer cette folle témérité de ma vie. Oui, pas plus ». Le journaliste ne donne pas dans la sobriété pour décrire son périple. On y apprend qu’après avoir cheminé à pied sur les deux derniers kilomètres d’ascension en compagnie d’un berger, Steinès a entamé la descente seul dans une totale obscurité, marchant dans une épaisseur de neige qui lui a fait perdre la route, avant de chuter dans une rivière glacée qui eut tout de même le mérite de le réorienter vers la vallée.

 

Après cette légère mise en scène donnant presque à notre héros d’origine luxembourgeoise le statut de lointain devancier de grimpeurs comme Charly Gaul ou les frères Schleck, le papier s’attache aussi à justifier le verdict émis quant à la possibilité d’envoyer les coureurs sur un terrain aussi inhospitalier : « Le col du Tourmalet et l’Aubisque ne sont pas toujours d’une douceur à faire pâlir d’envie le ciment du Parc des Princes, mais de ce que j’en ai vu, je le juge cyclable après les travaux. Le Tour de France n’est pas une balade d’agrément, que diable ! Il est utile que l’on sache que le passage des cols, remis en état, ne sera pas un jeu d’enfant. Ce sera la performance la plus énorme que jamais coureur aura fournie ». Avec ses mots à lui, c’est en substance ce que confirma trois semaines plus tard Octave Lapize, en tête de l’étape au franchissement du Tourmalet bien qu’ayant posé pied à terre. En croisant au sommet Victor Breyer, l’un des collègues de Steinès à L’Auto, le futur vainqueur de l’étape lui livra son sentiment sans équivoque sur cette trouvaille : « Il y a que vous êtes des criminels. On ne demande pas à des hommes de faire un effort pareil ». Avec cette première en 1910, les coureurs du Tour de France ont au total escaladé le Géant des Pyrénées à 84 reprises. Thibaut Pinot y affichait l’été dernier un sourire bien plus large que celui de « Tatave ».

Octave Lapize premier coureur à franchir le col du Tourmalet lors du Tour de France 1910
©Presse Sports
La carte du Tour de France 1910
©Presse Sports
Alphone Steinès
©Jules Beau
Alphone Steinès à l’arrière de sa Dietrich décapotable lors du Tour de France 1911
©Presse Sports

Donnons des elles au vélo

Le cyclisme n'est pas qu'une affaire d'homme ! Riom Limagne et Volcans, dans son engagement en faveur de la pratique du sport pour tous, apporte son soutien à l'opération "Donnons des elles au vélo" lancée par le Club Omnisport de Courcouronnes section cyclisme féminin.

En quoi consiste cette opération ?

A partir du 29 juillet, une formation de 15 cyclistes féminines réalisera l'intégralité du parcours du Tours de France 2020 ce qui représente 21 étapes et 3 470 km en 3 semaines.

Quelles sont les objectifs ?

L'ambition de ce projet est de promouvoir le cyclisme féminin et, dans un soucis de visibilité et d'égalité sportive entre les hommes et les femmes, de faire renaître des courses par étapes féminines partout dans le monde qui n'existe plus depuis 1989.

Pour plus d'information, rendez-vous sur le site du projet : 

https://www.facebook.com/DonnonsdesellesauveloJ1

http://www.donnonsdeselles.net/donnons-des-elles-au-velo-j-1

https://twitter.com/desELLESauVELO

https://www.instagram.com/donnonsdesellesauvelo

 

Retour sur les années précédentes...

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